Protéines, glucides et lipides : comment adapter ses macros selon son objectif
Si vous avez déjà utilisé une application de suivi alimentaire, suivi un programme de fitness ou consulté un plan nutritionnel, vous avez probablement vu passer des répartitions du type 30 % de protéines, 40 % de glucides et 30 % de lipides.
C’est ce qu’on appelle la répartition des macronutriments, ou plus simplement le « ratio de macros ».
Ces chiffres peuvent être utiles. Ils permettent de comprendre rapidement d’où viennent les calories consommées au cours de la journée. Le problème commence lorsqu’on les transforme en règle absolue, comme si quelques points de pourcentage en plus ou en moins pouvaient faire réussir ou échouer tout un programme alimentaire.
Il n’existe pas un ratio idéal valable pour tout le monde.
Une personne qui souhaite maintenir son poids et passe une grande partie de ses journées assise n’a pas les mêmes besoins qu’une personne qui s’entraîne cinq fois par semaine. Les priorités changent encore pour quelqu’un qui cherche à réduire sa masse grasse, à développer sa masse musculaire ou simplement à avoir plus d’énergie pour courir, faire du CrossFit ou s’entraîner au Muay Thai à Bangkok.
C’est pourquoi une bonne approche du macro ratio by goal, autrement dit de la répartition des macros selon l’objectif, commence toujours par deux questions simples : quel est votre objectif, et à quoi ressemble réellement votre quotidien ?
Ce n’est qu’ensuite qu’il devient pertinent de se demander si les glucides devraient représenter 35 %, 45 % ou davantage de vos calories.
Si les notions de protéines, glucides et lipides ne sont pas encore très claires pour vous, commencez par notre guide des macronutriments pour débutants. Ici, nous allons plus loin en regardant comment leur répartition peut évoluer selon les besoins.
Que signifie réellement un ratio de macros ?
Un ratio de macros indique quelle proportion de votre apport calorique quotidien provient des trois grands macronutriments :
- les protéines
- les glucides
- les lipides
Les protéines et les glucides apportent environ 4 kcal par gramme. Les lipides en apportent environ 9 par gramme.
Ainsi, lorsqu’une personne suit une répartition 30/40/30, cela ne signifie pas que 30 % du volume de son assiette doit être composé de viande, 40 % de riz et 30 % de matières grasses.
Ces chiffres correspondent à la part de l’énergie totale provenant de chaque macronutriment.
Sur une alimentation à 2 000 kcal par jour, une répartition de 30/40/30 correspond approximativement à :
- 150 g de protéines
- 200 g de glucides
- environ 67 g de lipides
Ce sont simplement des outils d’organisation.
Il n’y a rien de magique dans ces pourcentages.
Dans la pratique, beaucoup de personnes trouvent plus simple de définir d’abord une quantité suffisante de protéines, de conserver ensuite un apport raisonnable en lipides, puis d’ajuster les glucides en fonction du reste des besoins énergétiques.
Cette méthode offre davantage de souplesse, notamment lorsque l’activité physique varie d’un jour à l’autre.
Quelqu’un qui reste dix heures devant un écran le lundi mais s’entraîne deux heures au Muay Thai le samedi n’a pas nécessairement besoin de manger exactement de la même façon ces deux jours.
Pourquoi il n’existe pas de répartition parfaite des macros
À retenir : La répartition idéale des macros dépend de l’objectif, du niveau d’activité et de l’apport calorique total.
Sur les réseaux sociaux, la nutrition est souvent présentée comme beaucoup plus précise qu’elle ne doit l’être dans la vraie vie.
On voit facilement passer des affirmations comme :
« Pour perdre du gras, il faut faire du 40/30/30. »
« Pour prendre du muscle, le meilleur ratio est 30/50/20. »
« Pour améliorer son métabolisme, il faut baisser les glucides. »
Ces formules sont simples à retenir. Elles sont aussi trop simplistes pour convenir à tout le monde.
Deux personnes peuvent consommer exactement le même nombre de calories, suivre des ratios différents et pourtant toutes les deux avoir une alimentation cohérente avec leur objectif.
Pourquoi ? Parce que la répartition adaptée dépend de nombreux facteurs :
- le poids et la corpulence
- les besoins énergétiques totaux
- la fréquence des entraînements
- leur intensité
- le type d’activité pratiquée
- le niveau d’activité en dehors du sport
- l’appétit
- les préférences alimentaires
- la facilité à manger plus ou moins de glucides
- le nombre de repas par jour
- les horaires de travail
- l’heure des entraînements
- le mode de vie général
Une personne qui fait du Muay Thai cinq fois par semaine à Bangkok peut très bien se sentir plus performante avec une alimentation relativement riche en glucides.
Une autre personne, qui travaille à domicile et fait deux séances légères par semaine, n’a pas forcément besoin de la même quantité.
Cela ne veut pas dire que l’une mange « mieux » que l’autre.
Leurs besoins sont simplement différents.
C’est pourquoi il vaut mieux considérer un ratio de macros comme une fourchette de départ à ajuster, plutôt que comme une consigne à respecter au pourcentage près tous les jours.
Les protéines comptent pour presque tous les objectifs
Parmi les trois macronutriments, les protéines sont souvent celles auxquelles il est le plus utile de prêter attention.
Elles fournissent les acides aminés nécessaires à de nombreuses structures et fonctions de l’organisme, notamment au niveau des tissus musculaires. Un repas avec une quantité suffisante de protéines est également souvent plus rassasiant qu’un repas essentiellement composé de glucides raffinés ou de matières grasses très concentrées.
Cela ne veut pas dire que toutes vos assiettes doivent ressembler à un repas de culturiste avec poulet, riz et brocoli.
L’idée est plus simple : les protéines doivent avoir une place volontaire dans vos repas, plutôt que d’apparaître au hasard en fin de journée.
Parmi les sources pratiques, on trouve :
- le poulet
- la dinde
- le poisson
- les fruits de mer
- les œufs
- le bœuf ou le porc relativement maigre
- le tofu
- le tempeh
- les yaourts riches en protéines et certains produits laitiers
- les haricots
- les lentilles
- le soja et ses dérivés
À Bangkok, cela peut correspondre à un poulet grillé avec riz et légumes, un poisson avec du riz jasmin, un tofu sauté, un pad kra pao avec une vraie portion de viande ou encore un plat international comme des pâtes au poulet avec des légumes.
La quantité exacte de protéines dépend notamment du poids, de l’activité physique et de l’objectif. Nous détaillons ce point dans combien de protéines manger par jour.
Pour le moment, retenez surtout ceci :
si vous réduisez ou augmentez les glucides ou les lipides, évitez que les protéines diminuent accidentellement trop bas.
Pour beaucoup de personnes, les protéines restent assez stables, tandis que les glucides et les lipides s’adaptent davantage au niveau d’activité et aux besoins énergétiques.
Répartition des macros pour maintenir son poids
| Objectif | Protéines | Glucides | Lipides | Remarques |
|---|---|---|---|---|
| Maintien du poids | 20-30% | 40-50% | 25-35% | Base équilibrée au quotidien |
| Perte de masse grasse | 25-35% | 30-45% | 25-35% | Plus de protéines, portions maîtrisées |
| Prise de muscle | 25-30% | 45-55% | 20-30% | Les glucides soutiennent l’entraînement |
| Activité élevée / endurance | 20-25% | 50-60% | 20-30% | Plus d’énergie pour l’effort |
| Mode de vie sédentaire | 25-30% | 35-45% | 30-35% | Glucides en quantité modérée |
Le maintien du poids est généralement l’objectif le plus simple à gérer.
Vous ne cherchez ni à créer volontairement un déficit calorique important, ni à manger nettement plus que vos besoins.
Le but est d’apporter assez d’énergie pour travailler, vivre normalement, s’entraîner et récupérer, tout en gardant un poids relativement stable sur la durée.
Une fourchette de départ peut par exemple ressembler à ceci :
Protéines : 20–30 % Glucides : 40–50 % Lipides : 25–35 %
Il ne s’agit pas d’une règle.
Une personne très active peut se situer naturellement vers le haut de la fourchette des glucides. Quelqu’un qui apprécie l’avocat, les noix, l’huile d’olive, les poissons gras ou certains plats thaïlandais plus riches peut consommer un peu plus de lipides.
L’avantage du maintien est justement la flexibilité.
Une journée classique pour une personne travaillant à Bangkok pourrait par exemple ressembler à ceci :
Petit-déjeuner : œufs, pain complet, fruits et yaourt Déjeuner : pad kra pao au poulet avec riz et légumes Dîner : saumon, pommes de terre ou riz et une grande portion de légumes
Aucun de ces repas n’a besoin d’afficher individuellement un ratio parfait.
C’est l’équilibre global de la journée qui compte davantage.

Répartition des macros pour réduire la masse grasse
Lorsqu’on cherche à réduire sa masse grasse, l’apport énergétique total prend une importance particulière.
Les macros permettent d’organiser ces calories, mais passer de 45 % à 35 % de glucides ne provoque pas automatiquement une perte de graisse.
Une fourchette possible pour commencer pourrait être :
Protéines : 25–35 % Glucides : 30–45 % Lipides : 25–35 %
Par rapport à une alimentation de maintien, le changement le plus visible est souvent une place plus importante accordée aux protéines.
C’est logique d’un point de vue pratique.
Un repas riche en protéines peut être plus rassasiant qu’un repas centré sur des glucides très raffinés ou de grandes quantités de matières grasses. Les protéines sont également particulièrement utiles lorsqu’une personne combine une réduction des calories avec de la musculation.
Mais cela ne signifie pas qu’il faut supprimer les glucides.
Comparez deux déjeuners.
Repas A : petite portion de poulet, énorme portion de riz et boisson sucrée.
Repas B : portion plus généreuse de poulet, quantité modérée de riz, légumes et eau ou boisson non sucrée.
Le second peut être plus facile à intégrer dans un objectif de contrôle calorique, tout en conservant du riz.
Il n’est pas devenu « low-carb ».
La structure du repas a simplement été ajustée.
C’est exactement la même chose avec les plats thaïlandais. Il n’est pas nécessaire de supprimer le riz du pad kra pao, de bannir les nouilles ou de remplacer tous les glucides par de la salade.
Les portions comptent.
Pour aller plus loin sur ce sujet, consultez l’alimentation riche en protéines pour réduire la masse grasse.
La grande erreur en perte de graisse : supprimer les glucides et oublier les calories
À retenir : En période de perte de masse grasse ou de prise de muscle, accorder davantage de place aux protéines peut aider à composer des repas plus rassasiants et équilibrés.
Chez beaucoup de personnes, les glucides sont la première chose à disparaître lorsqu’elles décident de perdre du poids.
Plus de riz.
Plus de nouilles.
Les fruits commencent même à devenir suspects.
Puis ils sont parfois remplacés par de grandes quantités de fromage, de noix, de beurre de cacahuète, d’avocat, de lait de coco ou d’autres aliments riches en matières grasses sous prétexte qu’ils sont « pauvres en glucides ».
Le résultat peut rester très calorique.
Les lipides apportent plus de deux fois plus de calories par gramme que les protéines ou les glucides.
Cela ne veut pas dire qu’ils sont mauvais.
Cela signifie simplement que les quantités comptent.
Une cuillère à soupe d’huile peut pratiquement disparaître dans un wok sans modifier visiblement le volume du plat. Pourtant, elle ajoute de l’énergie.
Même chose pour les sauces crémeuses, le lait de coco, les grosses poignées de noix ou les purées d’oléagineux.
Une alimentation plus pauvre en glucides n’est donc pas automatiquement moins calorique.
La question plus utile est la suivante :
est-ce que cette façon de manger vous aide réellement à gérer les calories, les protéines et la satiété dans votre quotidien ?
Répartition des macros pour développer sa masse musculaire
Lorsqu’on cherche à construire du muscle, les priorités évoluent.
Il faut suffisamment de protéines, mais également assez d’énergie pour soutenir des entraînements exigeants et une récupération correcte.
Une fourchette pratique pourrait être :
Protéines : 25–30 % Glucides : 40–55 % Lipides : 20–30 %
Les débutants pensent parfois que prendre du muscle signifie tout simplement manger autant de protéines que possible.
Ils augmentent alors les protéines à chaque repas et finissent parfois par laisser trop peu de place aux glucides.
Or, une fois les besoins en protéines correctement couverts, en ajouter toujours plus ne signifie pas que les muscles vont se développer proportionnellement plus vite.
Les glucides sont utiles ici parce que l’entraînement demande de l’énergie.
Riz, pommes de terre, flocons d’avoine, pain, pâtes, nouilles et fruits peuvent faciliter un apport énergétique suffisant pour des séances exigeantes.
Imaginez quelqu’un qui s’entraîne à 18 h 30 après sa journée de travail.
Un déjeuner composé uniquement d’un blanc de poulet et d’une petite salade peut sembler extrêmement « propre », mais il n’est pas forcément la meilleure préparation pour une séance intense quelques heures plus tard.
Un repas avec poulet, riz et légumes aura souvent davantage de sens.
Après l’entraînement, le dîner peut associer bœuf, poulet, poisson ou tofu avec du riz, des pommes de terre ou des nouilles.
L’idée n’est pas de prétendre que les glucides fabriquent directement du muscle.
Ils permettent simplement de construire une alimentation compatible avec l’entraînement, l’énergie et la récupération.

Plus d’activité signifie souvent plus de place pour les glucides
| Macronutriment | Rôle principal | Sources courantes | Par gramme |
|---|---|---|---|
| Protéines | Construction et maintien des tissus | Poulet, poisson, tofu, œufs | 4 kcal |
| Glucides | Principale source d’énergie | Riz, avoine, fruits, légumes | 4 kcal |
| Lipides | Énergie et absorption des nutriments | Noix, graines, huiles, avocat | 9 kcal |
Votre répartition des macros peut changer même si votre objectif physique reste exactement le même.
Prenons un exemple.
Vous travaillez principalement sur ordinateur et vous vous entraînez deux fois par semaine.
Puis vous commencez à :
- courir trois matins par semaine
- faire du CrossFit
- pratiquer le Muay Thai
- jouer au football
- faire de longues sorties à vélo
- beaucoup plus marcher au quotidien
Vos besoins énergétiques viennent de changer.
Les glucides constituent une source d’énergie particulièrement pratique pour de nombreuses activités d’intensité modérée à élevée.
C’est pourquoi les personnes très actives peuvent souvent leur laisser davantage de place dans leur alimentation.
Une fourchette indicative pour un niveau d’activité plus élevé pourrait être :
Protéines : 20–30 % Glucides : 45–60 % Lipides : 20–30 %
Encore une fois, il s’agit d’un exemple, pas d’une prescription individuelle.
Ce qu’il faut retenir, c’est surtout la direction de l’ajustement.
Plus l’activité devient exigeante, plus il peut être logique d’augmenter la place des glucides.
Les glucides autour de l’entraînement
Il n’est pas nécessaire de transformer l’alimentation autour du sport en protocole scientifique compliqué.
Pour quelqu’un qui s’entraîne pour sa forme ou son plaisir, un timing à la minute près est rarement utile.
Mais répartir les glucides intelligemment dans la journée peut être pratique.
Si vous vous entraînez le soir, il peut être judicieux d’inclure une bonne source de glucides au déjeuner ou dans une collation avant la séance.
Par exemple :
- riz et poulet grillé
- banane et yaourt
- flocons d’avoine et fruits
- riz et tofu
- sandwich au poulet
- pommes de terre et viande maigre
- nouilles avec une vraie source de protéines
Après l’entraînement, un repas associant protéines et glucides est également une solution simple.
Pour la plupart des sportifs amateurs, il n’est pas nécessaire de chronométrer le repas à trente minutes près.
Ce que vous mangez sur l’ensemble de la journée compte davantage.
Les lipides ne doivent pas être réduits presque à zéro
À retenir : Les pourcentages de protéines, glucides et lipides sont des points de départ, à ajuster lorsque l’objectif ou le niveau d’activité évolue.
Lorsque les protéines et les glucides augmentent, les lipides sont parfois réduits de manière excessive.
Ce n’est pas une bonne idée non plus.
Les graisses alimentaires participent à de nombreuses fonctions physiologiques. Elles apportent notamment des acides gras essentiels et interviennent dans l’absorption de certaines vitamines liposolubles.
L’objectif ne devrait donc pas être de consommer le moins de lipides possible.
Il vaut mieux les considérer comme un macronutriment ayant lui aussi besoin d’un niveau minimal raisonnable.
On en trouve notamment dans :
- les œufs
- les poissons gras
- l’avocat
- les noix et graines
- l’huile d’olive
- les produits à base de cacahuètes
- les produits laitiers
- les ingrédients à base de noix de coco
Avec la cuisine thaïlandaise, il est utile d’y prêter attention, car les lipides peuvent vite s’additionner entre la friture, l’huile de cuisson et le lait de coco.
Un green curry, un massaman curry ou une soupe riche au lait de coco peuvent tout à fait faire partie d’une alimentation équilibrée.
Ils apportent simplement généralement plus de matières grasses qu’un plat de poulet grillé avec du riz.
Il ne s’agit pas de dire que l’un est « bon » et l’autre « mauvais ».
Il s’agit de comprendre la composition réelle du repas.
Et les régimes low-carb et keto ?
Les approches low-carb et cétogènes déplacent beaucoup plus fortement la répartition vers les lipides, tout en réduisant les glucides.
C’est une structure alimentaire particulière.
Ce n’est pas automatiquement l’étape suivante pour toute personne cherchant à contrôler son poids ou à réduire sa masse grasse.
Une alimentation équilibrée avec déficit calorique, une approche modérément low-carb et une alimentation keto peuvent avoir des ratios totalement différents.
C’est encore une raison pour laquelle chercher « le meilleur ratio de macros » universel n’a pas beaucoup de sens.
La stratégie alimentaire doit correspondre à l’objectif, mais aussi aux préférences et à ce qui peut être tenu dans la durée.
Un plan peut être parfait sur le papier. Si vous n’avez plus envie de le suivre après cinq jours, cette perfection théorique ne sert pas à grand-chose.

Vous n’avez pas besoin du même ratio tous les jours
L’une des façons les plus rapides de se lasser du suivi des macros consiste à essayer de reproduire exactement les mêmes chiffres sept jours sur sept.
La vie réelle ne fonctionne pas ainsi.
Le lundi, vous pouvez passer dix heures assis devant votre ordinateur.
Le samedi, vous pouvez faire une longue course, jouer au football, marcher toute la journée dans Bangkok ou passer deux heures à l’entraînement de Muay Thai.
Il n’y a aucune raison pour que ces deux journées aient exactement la même structure alimentaire.
Beaucoup de personnes s’adaptent naturellement sans calculer chaque gramme.
Les jours très actifs, elles mangent davantage de riz, de nouilles, de fruits ou d’autres sources de glucides.
Les jours plus calmes, les portions diminuent légèrement.
Les protéines restent assez stables.
Les lipides restent à un niveau raisonnable.
Ce sont souvent les glucides qui changent le plus avec l’activité.
C’est une façon très concrète de gérer ses macros.
Comment transformer les ratios de macros en vrais repas
Les pourcentages n’ont d’intérêt que s’ils peuvent être traduits en nourriture réelle.
Prenons un déjeuner simple :
poulet grillé + riz jasmin + légumes sautés + petite quantité d’huile de cuisson
Vous voulez augmenter les protéines ?
Ajoutez du poulet.
Vous avez une grosse séance et avez besoin de davantage de glucides ?
Augmentez la portion de riz.
Vous essayez de réduire l’apport calorique ?
Diminuez légèrement le riz ou l’huile tout en conservant une bonne portion de protéines et de légumes.
La même logique fonctionne avec des plats internationaux.
Pâtes
Commencez par des pâtes accompagnées d’une source de protéines clairement identifiable : poulet, bœuf maigre, thon ou tofu.
Ajoutez des légumes.
Ajustez ensuite la quantité de pâtes en fonction de vos besoins énergétiques.
Un jour sans entraînement, la portion peut être plus petite. Un jour de séance intense, elle peut être augmentée.
Soupe de nouilles
Avec une soupe de nouilles, demandez-vous surtout si elle contient suffisamment de viande, de poisson, d’œuf ou de tofu.
Certaines grandes soupes donnent l’impression d’être très copieuses alors qu’elles sont essentiellement composées de nouilles et de bouillon.
Si vous avez besoin de plus d’énergie, augmentez les nouilles, mais gardez une vraie source de protéines.
Curry thaï
Pour un curry, regardez en même temps les protéines, les légumes, le riz et les matières grasses provenant du lait de coco.
Si le curry est déjà riche et crémeux, le repas apporte probablement déjà une quantité importante de lipides.
Il n’est alors pas nécessaire d’ajouter plusieurs accompagnements frits.
Riz sauté
Le riz sauté associe naturellement glucides et lipides puisqu’il contient du riz et de l’huile de cuisson.
Ajouter une portion correcte de poulet, crevettes, œufs ou tofu ainsi que des légumes améliore l’équilibre général du plat.
Rice bowl
Les rice bowls sont parmi les repas les plus faciles à modifier selon les macros recherchées.
Les protéines restent au centre.
Les légumes apportent volume et variété.
La quantité de riz augmente ou diminue selon le niveau d’activité.
Les sauces, huiles et toppings influencent les lipides et les calories.
C’est une manière de gérer ses macros sans transformer chaque déjeuner en exercice de mathématiques.
Les erreurs fréquentes avec les macros
Ne pas manger assez de protéines
Petit-déjeuner : café sucré et viennoiserie.
Déjeuner : principalement des nouilles.
Dîner : petite portion de viande.
Une journée comme celle-ci peut apporter beaucoup de calories tout en restant étonnamment pauvre en protéines.
La solution n’est pas forcément de boire des shakes protéinés toute la journée.
Il suffit souvent de faire des protéines une partie visible de chaque repas principal.
Considérer les glucides comme l’ennemi
Les glucides ne provoquent pas automatiquement une prise de poids.
Ce qui compte sur la durée, c’est notamment l’équilibre énergétique global.
Et surtout, le mot « glucides » regroupe des aliments très différents.
Du riz, des fruits et des pommes de terre ne sont pas équivalents à des boissons très sucrées ou à certains desserts.
Tout mettre dans le même sac et conclure que « les glucides sont mauvais » n’aide pas beaucoup à construire une alimentation cohérente.
Réduire les lipides trop bas
Utiliser moins d’huile lorsqu’on en met beaucoup trop est une chose.
Essayer d’éliminer presque toutes les graisses alimentaires en est une autre.
Une alimentation équilibrée conserve une quantité adaptée de lipides.
Croire que les pourcentages comptent plus que les calories
Vous pouvez atteindre parfaitement votre objectif de 30/40/30 tout en consommant nettement plus ou moins d’énergie que nécessaire.
Les ratios de macros organisent les calories.
Ils ne remplacent pas la gestion de l’apport énergétique total.
Copier les macros d’un athlète ou d’un influenceur
Un athlète qui s’entraîne deux fois par jour peut avoir besoin d’une quantité de glucides totalement disproportionnée pour une personne qui va à la salle trois fois par semaine.
Vos macros doivent correspondre à votre vie.
Pas à une capture d’écran publiée sur les réseaux sociaux.
Tout changer en même temps
Si votre alimentation est déjà relativement correcte, vous n’avez pas forcément besoin de tout reconstruire.
Quelques ajustements peuvent suffire :
davantage de protéines au petit-déjeuner,
un peu moins d’huile pendant la cuisson,
plus de riz avant une grosse séance,
un peu moins de glucides lors d’une journée sans activité.
Les petites modifications sont généralement plus faciles à maintenir parce que les repas restent familiers et agréables.

Une méthode simple pour choisir son ratio de départ
Au lieu de commencer par demander : « Dois-je manger 40 % ou 45 % de glucides ? », procédez dans cet ordre.
1. Estimez vos besoins énergétiques totaux.
Vous pouvez utiliser le calculateur de calories MEALZO comme point de départ.
2. Définissez une quantité raisonnable de protéines.
Les protéines restent importantes pour le maintien du poids, la réduction de la masse grasse et le développement musculaire.
3. Ne réduisez pas inutilement les lipides à un niveau très bas.
Gardez de la place pour les sources naturelles de matières grasses et des quantités raisonnables de graisses utilisées pour cuisiner.
4. Utilisez les glucides pour couvrir le reste des besoins énergétiques.
En règle générale, plus l’activité augmente, plus il devient logique de laisser de la place aux glucides.
5. Ajustez selon votre vraie vie.
Observez votre énergie, votre faim, votre satiété, la qualité de vos entraînements, votre organisation et vos préférences alimentaires.
Si vous ne voulez pas commencer avec des pourcentages, vous pouvez simplement revenir aux principes expliqués dans comment construire un plan alimentaire équilibré.
Comment MEALZO adapte l’approche nutritionnelle à différents objectifs à Bangkok
Pour ceux qui comprennent les principes mais ne souhaitent pas calculer chaque repas chaque jour, un plan alimentaire structuré peut simplifier considérablement les choses.
MEALZO est un service d’abonnement de repas avec livraison à Bangkok.
Il propose 12 types de régimes :
- balanced
- weight_loss
- high_protein
- vegetarian
- vegan
- keto
- low_carb
- gluten_free
- easy_digest
- pescatarian
- no_fish_seafood
- dairy_egg_free
Les niveaux énergétiques disponibles sont de 1200, 1500, 1800, 2000, 2200 et 2500 kcal, avec 3 ou 5 repas par jour.
Les formules sont disponibles pour 3, 7, 14 ou 30 jours.
Selon le plan choisi, les menus peuvent être de style thaïlandais, international ou mixte.
MEALZO utilise un algorithme de menu pour organiser les repas dans le cadre du plan sélectionné, au lieu de demander au client de composer chaque journée en choisissant chaque plat séparément.
L’idée essentielle est simple : des objectifs différents ne nécessitent pas forcément les mêmes aliments dans les mêmes proportions.
Une personne qui choisit high_protein n’a pas les mêmes priorités qu’une personne qui choisit balanced, low_carb, keto ou vegetarian.
La structure du plan doit donc refléter ces différences.
Les ratios de macros sont un outil, pas une fin en soi
Une répartition intelligente des macros peut donner de la structure à l’alimentation.
Elle peut vous aider à comprendre pourquoi un repas presque dépourvu de protéines mérite d’être ajusté.
Elle montre pourquoi les glucides peuvent être utiles autour des séances.
Elle permet aussi de comprendre pourquoi un bowl présenté comme très « healthy », mais généreusement chargé en huile, noix, avocat et sauces, peut tout de même être très calorique.
Mais le pourcentage lui-même n’est pas l’objectif.
Votre véritable objectif peut être de maintenir votre poids, de réduire votre masse grasse, de développer vos muscles ou tout simplement d’avoir suffisamment d’énergie pour travailler et vous entraîner correctement.
Les macronutriments sont là pour soutenir cet objectif.
Pour la plupart des gens, une approche efficace ressemble finalement à quelque chose de très ordinaire :
manger suffisamment de protéines,
conserver une quantité raisonnable de lipides,
adapter les glucides au niveau d’activité et aux besoins énergétiques,
choisir des repas que l’on peut réellement continuer à manger sur la durée.
Vous n’avez pas besoin d’avoir peur du riz.
Vous n’avez pas besoin de vivre uniquement de blanc de poulet.
Et vous n’avez certainement pas besoin de vous inquiéter parce qu’aujourd’hui vos glucides représentent 43 % de vos calories au lieu de 40 %.
Servez-vous des macros pour prendre de meilleures décisions.
Pas pour transformer chaque repas en feuille Excel.
Questions fréquentes
Faut-il obligatoirement compter ses macros ?
Non. Le suivi des macros peut être utile lorsqu’on poursuit un objectif nutritionnel précis, mais il n’est pas indispensable. Des repas équilibrés, des portions régulières et une alimentation structurée peuvent suffire à de nombreuses personnes.
Quel est le meilleur ratio de macros pour perdre de la masse grasse ?
Il n’existe pas de répartition unique adaptée à tout le monde. Un point de départ raisonnable peut être de 25-35% de protéines, 30-45% de glucides et 25-35% de lipides, avec un apport calorique global cohérent avec l’objectif. La régularité compte davantage que le respect exact des pourcentages chaque jour.
De combien de protéines a-t-on besoin ?
Les besoins en protéines varient selon la corpulence, le niveau d’activité et l’objectif poursuivi. Plutôt que de regarder uniquement les pourcentages, il peut être utile d’inclure une source claire de protéines dans chaque repas principal. Les personnes qui s’entraînent régulièrement ou cherchent à préserver leur masse musculaire choisissent souvent une proportion de protéines plus élevée.
Faut-il manger low carb pour perdre de la masse grasse ?
Non. Réduire fortement les glucides est une stratégie possible, mais ce n’est pas une obligation. L’apport calorique total reste un facteur central, et les glucides peuvent parfaitement faire partie d’une alimentation équilibrée.
Quand faut-il modifier son ratio de macros ?
Il peut être utile de l’ajuster lorsque l’objectif, le volume d’entraînement ou le niveau d’activité quotidien change. Une phase de prise de muscle peut par exemple justifier davantage de glucides et d’énergie totale, tandis qu’une période plus sédentaire peut demander une autre répartition. Les ajustements doivent rester progressifs et faciles à intégrer au quotidien.
Comment les meal plans aident-ils à garder des ratios réguliers ?
Des repas planifiés facilitent la régularité des portions et rendent la composition des repas plus prévisible d’un jour à l’autre. MEALZO propose à Bangkok des repas équilibrés préparés par des chefs, contrôlés en calories et disponibles dans des formules flexibles. Cela permet de structurer plus facilement son alimentation sans devoir organiser chaque repas soi-même.
Les personnes enceintes, qui allaitent, suivent un traitement médical, vivent avec un trouble du comportement alimentaire ou ont une autre situation pouvant affecter leur alimentation ne devraient pas utiliser un article généraliste sur les calories pour fixer seules leur apport. Un accompagnement individualisé par un professionnel est plus approprié.
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